lundi 25 février 2008
vendredi 22 février 2008
31, 32, 33 ,34 ...
- C'est pas parce qu'on a pas inventé l'eau chaude qu'on doit pas se laver les pieds
- Il y a beaucoup d'acteurs dans ce film
- Ma voiture a été vidangée hier et moi ce soir entre 19h00 et minuit
- J'espère un jour me coucher pour de l'argent
- Ayé ...
De la liste et des jours
-Non
-Rien ne sert de courir, sauf quand on risque de se faire taper
-15 ans c'était hier
-L'autre c'est l'ennui
-Salade
-Eau minérale
-Bientôt les vacances
-La musique, le sexe et la déroute
-La sieste évidemment
-Non
-Oui
-Des boites et des hommes
-Les images, autocollants de la mémoire
-Je vous aime
jeudi 21 février 2008
homo viator
Je me souviens, j'avais sept ans.
La grand-mère d'un copain qui était alors le meilleur qui fût, m'avait invité à goûter à l'entrée d'à côté la mienne. J'étais venu, j'étais là, près la fenêtre, les mains sur la toile cirée et le grand-père aussi était là, amer, méthodique.
Il ne voulait pas qu'on soit là, il en voulait à la vieille, le lui disait en la blessant. Nous n'existions même pas, ou plutôt, nous existions juste assez pour qu'il puisse s'en plaindre. Nous étions la pure condition de son épanchement gastrique.
Il avait le visage bien have des nerveux qui eussent aimé écraser les autres mais qui ayant eu le mauvais rôle, ne l'avalaient guère. L'homme étant ce qu'il est, il fallait bien que chacun se dévoue pour un autre ; quant au reste, il suffisait d'avoir un chien - on a toujours besoin d'un plus petit que soi. Pour les fourmis dans les jambes. Quoi de plus juste qu'un faible écrasé par un fort ? Dans son rictus élimé gisait toute une morale.
Le vieux donc, pétardait. Il ouvrait la gueule comme on actionnait la soupape dans ces archives allemandes, histoire de bien montrer que ça fulmine à l'intérieur, que ça n'est pas qu'un vieux four de musée, orné de plaques stipulatives et qui disent l'histoire. Car l'histoire était encore en marche et l'on voyait bien deux-trois chrétiens en désespoir de viatique rôtir dans son petit Hadès d'adjudant-chef, quand il ouvrait la porte.
Il a mis deux sucres dans sa tisane, quand la cafetière a cessé de piaffer; la vieille lui a rappelé son diabète, lui a simplement rappelé que sa mère à elle était une pute. Sa voix bavait comme une vieille micheline qui déraille. La vieille souriait. Elle avait les yeux bleus.
Sa tambouille était trop chaude, alors il en a profité pour regarder le mur de l'autre côté. Il faisant des bruits de bouche assez dégoûtants. Il s'est vite employé à reprendre sa chanson, et qui semblait sempiternelle, tant sa voix s'y était faite comme aux souliers ferrés se font les marches des vieux immeubles.
Il n'aimait pas qu'on soit là, qu'est-ce qu'on foutait là, chez lui, on n’avait pas un chez nous, surtout moi qu'il n'avait jamais vu qu'en se mettant à la fenêtre. Fulminait-il déjà, moi passant dans la rue, lui crachant fiel et bile, en contrebas ? Je ne sçais. Moi dehors, lui chez lui, peut-être était-il heureux, à cette heure ou bien avant.
Lui n’a plus cessé ; moi par suite, j'ai cessé d'entendre. Nous jouions sans doute, moi et mon copain.
J'avais sept ans, je commençais d'exister, et de cela il m'en voulait, lui finissant. Il s'y voyait peut-être, dans ce bien avant fébrile, à ma place dans la rue, sac au dos pour l'école. Lui aussi sans doute avait bien commencé gaiement, avant de cracher citron pour en finir, de sa vie délabrée.
J'avais finis bien consciencieux mon quatre heure, et j'étais rentré chez moi jouer sans y penser.
Un mois plus tard, mon copain portait le deuil et moi sans doute j'ai pensé : bien fait. Il avait des yeux gris très clairs. Il crevait d'un cancer, et il n'aimait pas ça.
Moralité. Dans toutes ces sales histoires on demande toujours une morale pour se rassurer du sens qu’il faudrait prêter à cette saleté. La saleté ne se justifie pas.
lundi 18 février 2008
Alors, somme toute, je m’interrogeais sur la loi des séries.
Il y avait toutes ces choses en nombre de trop. Je recevais ces mots en tirade : méchante, pas aimante, inattentive, distante, malhonnête, perdue, froide, calme… Tout ça pour me dire adieu, je n’en demandais pas tant.
Alors j’ai voulu me soulager quelques instants, détourner la face de ses épithètes mais elles étaient déjà là : avalanche de nuisibles, courantes et couinantes, les sourires rongeurs.
Pour me ravigoter, je me suis prise pour Pharaon. Ça ne commençait pas très bien pour une fin annoncée.
Et puis les nuits dérangées, pleine de hoquets, « mémétempsychose » que ça me hurlait en dedans…Comme si j’y comprenais le quart du tiers.
Et les bêtes ? Grimperont-elles sur moi histoire de justifier ma terreur ?
Au réveil ma télévision a explosé, histoire de me faire douter davantage. Plus d’images, plus de sons, je devrais me contenter de mon cinema neuronale.
J’attirais les larsens.
Finalement, j’allais acheter de l’Euphitose, histoire de me placeboter la transe.
mercredi 13 février 2008
du désintéressement de la collaboration
C'est mon anti-consommation du jeudi noir en réponse à toutes les erreurs de la culture, de l'eau sans pain sec pour compenser le manque à penser et les semaines de mensonges. Un jour plus riche que cent années, les yeux sur les couleurs et l'esprit ici mais ailleurs. Vas-y, touche moi là.
L'intégration pendulaire
La clocharde avinée entame son dernier râle
Dans les cohortes aberrantes
Des hautes foules absentes.
Les promotions en organisation sereine
S'étalent, malgré nous,au dessus de terre
Et soumettent la consommation, à perdre haleine
Sous le diktat d'une nuée de publicitaires.
L'orientation d'une vie répond à une logique
Similaire à celle d'un camion frigorifique :
Elle se meut promptement en des nuits volubiles
A l'intérieur, une viande froide
Au goût malhabile.
Un hermite troglodyte plutôt bas de plafond
Sous fond de silence, nous avait (pourtant) mis en garde
contre ces tristes désirs sur lesquels on s'attarde,
Son désir réside en un bouleversement profond.
La pénétration de l'homme dans des sphères propices
Tue, Mon amour, nos perspectives alentours,
A 20h, nous percevrons l'idée de justice.


